Ecologie spatiale des sangliers
Sanglier
Des captures de sangliers, autorisées par arrêtés préfectoraux, sont réalisées à l’aide de cages-pièges appâtées au maïs. Les sangliers capturés sont alors équipés de colliers GPS.
Par exemple, la figure ci-dessous montre comment ces données révèlent l’utilisation de l’espace d’un sanglier utilisant un village (La Calmette) et des vignobles sur le territoire des gorges du Gardon, la nuit (localisations rouges) et le jour (localisations jaunes). On découvre de plus un effet ‘frontière’ marqué induit par la route nationale Nîmes-Alès.
Finalement, il n’est pas rare que ces données GPS mènent à quelques surprises. Par exemple, à la découverte (figure ci-dessous) du trajet de dispersion natale d’un jeune mâle. Celui-ci, parti des gorges du Gardon fin mai, s’est établi à Sorgues après avoir traversé le Rhône. Il a été tué dans une collision avec un camion en octobre, après avoir repris son exploration vers l’Est.
Pour complémenter l’approche par suivi GPS, nous déployons des pièges photographiques aux frontières inter-milieux (limites réglementaires d’aires protégées, bordures de zones agricoles…) pour évaluer les flux de sangliers et leurs dynamiques quotidiennes.
Pour rendre possible l’analyse des images issues du déploiement à large échelle de nombreux pièges photographiques, nous développons des méthodes d’apprentissage automatique issues de l’intelligence artificielle. Ci-dessous, l’ordinateur a identifié sur chaque image un ‘objet’ (cadre violet), et a attribué à ces objets une probabilité très élevée d’être des sangliers. Avec cette approche, nous pouvons espérer traiter les dizaine de milliers de photos récoltées.